Nouvelle Zélande | Avant propos

          C’est vers l’age de 7 ans que j’entends parler pour la première fois des quarantièmes rugissant. A l’époque, la boite à sucre familiale avait pour illustration un voilier. C’est en me renseignant à son propos que j’apprends l’existence des cap-horniers, ces navires exploitant les vents circum Antartique pour transporter à grande vitesse des denrées exotiques.

          Dès lors, j’apprends aussi l’existence de l’albatros, des manchots, pétrels et puffins. Je pense que c’est là que se trouve l’origine de ce voyage aux confins de la mer de Tasman et du Pacifique sud qui a eu lieu en 2019. La météo dans le Fiordland étant difficile pendant ce premier voyage, j’ai organisé un second séjour plus audacieux à l’automne 2024 pour rechercher le Gorfou du Fiordland. Pour plus de cohérence, les images de ces deux voyages sont mélangées ici.

19 mars

Déjà trois semaines dans ce pays. Aujourd’hui premier jour dans une réserve sur une île off-shore du nom de Urupukapuka. Déjà la forêt résonne d’une myriade de chant d’oiseaux. Un contraste incroyable par rapport aux îles principales.

7 juin

Je découvre la côte ouest de l’île du Sud. Exposé aux vents dominant, c’est resté une région sauvage où la forêt primaire domine encore le paysage. Le guide ornithologique du pays me révèle que beaucoup d’espèces se déclinent en morphe différent entre l’île du nord et l’île du sud.

19 juin

Je continue à descendre vers le sud tandis que les jours diminuent et le solstice d’hiver approche. La neige coiffe désormais en permanence les sommets des Alpes du sud.

20 juin

L’isolation et la faible densité de population rendent les observations du ciel nocturne incroyable. Tout y est différent. Ici la croix du sud domine le ciel dans l’arc de la voie lactée au dessus des nuages de Magellan.

28 juin

Le Fjordland est une région de reliefs escarpés dominés par la forêt humide de Notofagus et un ciel constamment bouché. Les effets de lumière y sont splendides même si les conditions climatiques sont rudes pour le matériel …

28 juin

… Pays du Nestor kea, seul perroquet alpin au monde, ces derniers ne manquent pas une occasion de venir vérifier ce que je fais dans leur domaine …

28 juin

… Quoiqu’il en soit, cette virée sur la Routeburn track à portée ses fruits. J’ai rencontré cette famille de Kea près de la hutte. Ces derniers, bien que très curieux au début ont fini par m’accepter puis m’ignorer. Ces observations de comportement naturel me procure toujours un immense plaisir.

30 juin

La première grosse dépression hivernale est en chemin. Je quitte les montagnes pour continuer ma route vers le sud. J’espère pouvoir effectuer le voyage jusqu’à l’ile Stewart sans encombres.

21 juillet

J’ai franchi depuis un certains temps les quarantes degrés sud. Aujourd’hui j’arrive au point le plus austral de mon voyage : l’île Stewart par 47° sud. Oban, le seul lieu habité de l’île fait face à l’est au fond d’une anse bien abritée. Pendant la traversée, Albatros de Buller et Albatros à cape blanche ont accompagnés le ferry puis le dépassaient sans mal lorsque l’envie leur prenaient.

28 juillet

Les côtes déchiquetées et balayées par le vent de Rakiura n’ont de cessent de me surprendre. La majorité de l’île est un parc national au sein duquel les Kaka ponctuent la journée de leurs vocalises tandis que les Albatros et Puffins longent les falaises allant même jusqu’à rentrer dans le port.

14 aout

Après trois semaines sur Rakiura, je quitte Oban pour faire face à la côte au vent de Mason bay. Niché dans un creux dunaire, j’ai prévu d’y resté 5 jours en pleine hiver pour observer le déchainement des tempêtes des quarantièmes…

14 aout

… Les conditions y sont si durs que même les pierres sont polies par le sable et prennent la forme de pointes de lance imaginaires. Pourtant, entre deux tempêtes, la vie reprend et derrière chaque touffe de Pikao se cachent les pluviers roux.

4 octobre

Le printemps est de retour et les jours rallongent. Après avoir exploré brièvement les Catlins, je remonte le long de la côte est vers la péninsule Otago.

15 octobre

Suite aux observations d’Albatros et Manchots de la péninsule, je continue ma remontée ver l’île du Nord. Le billet de retour en France est pris et les jours sont comptés.

18 novembre

Je suis de retour à Auckland, point de départ de ce voyage. Il me reste trois semaines dans le pays et avant le départ, j’organise un séjour à Tiritiri Matangi pour me donner une chance d’observer quelques espèces rares en dehors de cette réserve.

5 décembre

Jour de départ. L’avion s’apprête à quitter Auckland pour me ramener en France. Une chose est certaine, vingt huit ans à parcourir la France ne m’ont pas suffit pour découvrir la richesse de la faune qui nous entoure. En dix mois, je n’ai qu’effleuré la biodiversité de ces îles et il reste encore tant à découvrir, à explorer, à documenter.

« Not all those who wander are lost »        J.R.R Tolkien

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