Nouvelle Zélande | Avant propos
C’est vers l’age de 7 ans que j’entends parler pour la première fois des quarantièmes rugissant. A l’époque, la boite à sucre familiale avait pour illustration un voilier. C’est en me renseignant à son propos que j’apprends l’existence des cap-horniers, ces navires exploitant les vents circum Antartique pour transporter à grande vitesse des denrées exotiques.
Dès lors, j’apprends aussi l’existence de l’albatros, des manchots, pétrels et puffins. Je pense que c’est là que se trouve l’origine de ce voyage aux confins de la mer de Tasman et du Pacifique sud qui a eu lieu en 2019. La météo dans le Fiordland étant difficile pendant ce premier voyage, j’ai organisé un second séjour plus audacieux à l’automne 2024 pour rechercher le Gorfou du Fiordland. Pour plus de cohérence, les images de ces deux voyages sont mélangées ici.
28 juin
… Quoiqu’il en soit, cette virée sur la Routeburn track à portée ses fruits. J’ai rencontré cette famille de Kea près de la hutte. Ces derniers, bien que très curieux au début ont fini par m’accepter puis m’ignorer. Ces observations de comportement naturel me procure toujours un immense plaisir.
21 juillet
J’ai franchi depuis un certains temps les quarantes degrés sud. Aujourd’hui j’arrive au point le plus austral de mon voyage : l’île Stewart par 47° sud. Oban, le seul lieu habité de l’île fait face à l’est au fond d’une anse bien abritée. Pendant la traversée, Albatros de Buller et Albatros à cape blanche ont accompagnés le ferry puis le dépassaient sans mal lorsque l’envie leur prenaient.
28 juillet
Les côtes déchiquetées et balayées par le vent de Rakiura n’ont de cessent de me surprendre. La majorité de l’île est un parc national au sein duquel les Kaka ponctuent la journée de leurs vocalises tandis que les Albatros et Puffins longent les falaises allant même jusqu’à rentrer dans le port.
5 décembre
Jour de départ. L’avion s’apprête à quitter Auckland pour me ramener en France. Une chose est certaine, vingt huit ans à parcourir la France ne m’ont pas suffit pour découvrir la richesse de la faune qui nous entoure. En dix mois, je n’ai qu’effleuré la biodiversité de ces îles et il reste encore tant à découvrir, à explorer, à documenter.
« Not all those who wander are lost » J.R.R Tolkien